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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:24

Retour sur le Petit Savoyard, petit frère de 25 km et 1 500 m de D+, du Grand Raid 73 (70 km, 5 000 m D+...) qui s'est déroulé le 26 mai dans des conditions estivales.

Ca tombe bien, Mamanpat est une fleur du sud qui aime le soleil et les grosses chaleurs !

 

C'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais ce samedi 26 mai...

Valider les derniers progrès en vitesse moyenne, s'attaquer à du dénivelé mieux préparée, grimper allégée de quelques kilos, profiter de sompteux paysages de montagnes.. Bref, autant d'excellents pretextes pour retrouver des potes depuis trop longtemps cotoyés virtuellement !

Alors ce 26 mai dès 7h30, je suis dans la place, à Cruet !

 125--Copier-.JPG

Avec mon look Brut de Fleurs spécial trail tout en fuschia (jusqu'au bout des oreilles et des ongles) je ne passe pas inaperçue ! Mais faut dire que je file direct vers l'aire d'arrivée/départ où siègent mes amis kikoureurs, des commentateurs déchaînés et un président de course fort aimable ! L'ambiance est au rendez-vous !

Un accueil donc des plus chaleureux qui annonce la journée sous de biens bons hospices...

 

Dossard retiré et épinglé, j'attends impatiemment le départ...

J'avoue être quelque peu anxieuse, j'ai une petite boule là, au fond de l'estomac, discrète mais suffisante pour me faire réaliser que j'ai misé sur ce parcours pour me rassurer sur mon état de forme et surtout conforter toutes ces bonnes sensations ressenties lors de mes dernières semaines d'entraînement. Alors oui ça va passer, je vais chercher à me faire plaisir mais pas que...

 sur la ligne

 

9h00, le président pointe son pistolet de départ sur moi...

 "Non ne tirez pas, promis je respecterai les consignes de course" ! Après cet échange détendu le départ est enfin donné sous un soleil resplendissant qui chauffe déjà les corps.

 depart Petit Savoyard

3 km roulants (tout en faux plats montants et descendants) permettent de réveiller les bêtes (enfin leurs muscles !) et d'étirer le peloton à travers Cruet d'abord pour les vignes du même nom.

A cette distance, un bénévole nous indique que la montée commence.

Pas d'affolement pour moi sur le départ et j'ai le sentiment que beaucoup autour de moi partent en sur-régime (pour preuve les souffles courts, les nuqes déjà trempées, les manches longues qui tombent). La route ne sera pas vraiment longue mais le menu est tout de même copieux. No stress.

Au pied de la montée, mon objectif du jour arrive : franchir ces 800 m de D+ d'une traite sans coup ferrir et sur un rythme soutenu. Et dès les premiers décamètres, mon rythme a raison de celui des autres coureurs. J'alterne, toujours à l'aide de mes bâtons (costumizés Brut de Fleurs eux aussi !), course sur les portions les moins pentus et marche soutenue quand le % augmente. A ce petit jeu, je ne ferai QUE doubler jusqu'à la Roche du Guet (merci à tous les concurrents de m'avoir laisser passer sans mal dans ce single escarpé). 

A quelques encablures du sommet, le pied droit dérape dans la pente et je me retrouve quasi allongée sur le côté ! Pfiou, j'ai eu chaud, un peu plus et je me retrouvais en bas, ça aurait été dommage de tout regrimper !!!

Alors que la vue se dévoile, je regrette presque d'être en course : le massif des Bauges, la Chartreuse, un soleil qui fait briller les sommets et des petits oiseaux qui incitent à la contemplation. Moi je propose que les organisateurs prévoient des décomptes chrono pour que chacun puisse admirer et profiter de la splendeur des lieux !

 

La Roche du Guet - 8h23

Je pointe au sommet en 1h23, soit quinze minutes de mieux qu'en 2008. Certes le repère date un peu mais ça fait du bien de l'afficher ! La suite, je m'en rappelle vaguement avec une portion bien technique sur pierres glissantes, en devers où les mains s'avèrent parfois utiles.

On retrouve rapidement le chemin mais l'exercice n'en est pas plus aisé, pour moi tout du moins car je me fais reprendre par quelques coureurs(es). C'est pentu, c'est de la terre labourée humide, y'a de racines et aussi des cailloux tant qu'à faire ! Heureusement c'est plutôt court et on arrive à la portion la plus roulante du parcours qui va nous amener au Lac de la Thuile.

 IMAG0582

Là bas en haut, derrière l'Eglise du village...

 

Lac de la Thuile - 10h55

Quelques féminines m'ont reprises depuis la Roche et je sors ma - mauvaise - ruse de passer tout ce petit monde au ravito et ne faisant pas d'arrêt, juste un passage marché en buvant.

Ah oui, il faut boire... J'ai gardé la tête dans le guidon concentrée sur cette montée, je me rends compte que j'ai de supers jambes en état après cet effort et j'ai zappé l'hydratation. Du coup j'ai carrément raté le coche, j'ai déjà du mal à avaler quoi que ce soit.

Je reprends rapidement mon rythme sur cette petite route goudronnée qui longe le lac et reprend le chemin qui mène au col de Marocaz. 2 féminines sont sur mes pas mais dès le début de cette grimpette, je m'agrippe de nouveau à mes bâtons et réactive le mode couse/marche et... ça marche !

Plus personne sur mes talons et je me paie même le luxe de récupérer quelques coureurs isolés avec lesquels je jouerai au yoyo quelques temps et reprennant même un groupe qui nous précède.

 IMAG0578

 

Montagnes russes

Se succèdent désormais de montées qui nous font demander à quel moment ca va descendre et surtout de quelle manière... C'est que Cruet, c'est tout en bas derrirèe ce bois sous bois !

Celui là est d'ailleurs bien technique et entamera bien les organismes, ma lucidité technique est mise à rude épreuve entre rondins humides, traversées de ruisseau, boue... Mes mains et mes bâtons me sont fort utiles mais je commence à me demander si je vais avoir l'occasion d'utiliser de nouveau mes jambes pour courir "pour de vrai" ! Tiens d'ailleurs il serait temps également que le ravito de Montalembert se pointe ! 

Mais avant, passage devant un spot de parapente où se tient un regroupement haut en couleurs. Là encore, un stop chrono aurait été le bienvenu ! 

 

Montablembert - 12h20

Il était positionné au 18ème kil sur le profil du parcours et on a quasiment passé le 20ème au Garmin lorsqu'on y arrive. Evidemment j'ai une p'tite fringale, n'ayant rien avaler depuis le départ et surtout très peu bu. Quelle débutante je fais sur ce coup là ! J'attrape une tranche de pain (devenu bien mou avec cette chaleur et pas facile à mastiquer) et une tranche de pomme, le tout arrosé d'une gorgée d'eau pour caler le petit creux jusqu'à l'arrivée.

La suite n'est qu'une longue et interminable descente hyper raide qui entame sérieusement mes quadri ! Moi qui n'avais aucun souci musculaire suite aux montées me voilà les cuisses en feu !

Les toits de Cruet fon enfin leur apparation, on attend la sono pas loin mais que de tours et de détours pour nous faire rejoindre l'aire d'arrivée ! Ceci dit, le village est adorable, mais là, la descente j'en peux plus et encore moins sur goudron !

Le rond point passé au départ enfin est là, des encouragements fort sympathique de féminines qui en ont déjà terminé et un petit sprint pour la forme.

Et hop, tout sourire Mamanpat sous les paroles chaleureusement accueillantes des mes speakers en délire !

3h40 in fine pour 25 km (contre 23 annoncés) et 1 500 m D+ (contre 1450 annoncés). 

Dis donc les GO, faut pas vous sous estimer comme ça !!!

 IMAG0573

 

Elle est pas belle la vie !

L'après-midi est à l'image des lieux, de toute beauté : 

 bronzette

      bronzage...

 IMAG0576

papotage sur fond de suivi live...

 IMAG0574

massage, breuvage...

 éeme GR73

admirage... Euh, applaudissements des arrivées du grand Raid 73 ! Ici le 2ème aux couleurs proches de celles des Brut de Fleurs !

 menace

Et comme cela fait déjà plus de 11h30 que le départ du grand Raid a été donné, que mon maître Lorenzo n'arrive toujours pas et que cela devient menaçant sur les sommets, je quitte les lieux avec la tête pleine d'images et les jambes pleines d'expérience.

 

Vivement la suite !

 

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